L’EDI est un procédé permettant de transférer directement d’ordinateur à ordinateur des données structurées, suivant une syntaxe et des messages préétablis via des réseaux de télécommunications.
1 Introduction_ 2
2 L’EDI « Conventionnel »_ 3
2.1 EDIFACT_ 3
2.2 L’Architecture EDI 4
2.2.1 Traduction_ 4
2.2.2 Télécommunication_ 4
2.2.3 Sécurité 4
2.2.4 Archivage 5
2.2.5 Gestion
des échanges 5
2.3 Réseaux à Valeur Ajoutée (RVA) 5
2.4 Le WEB EDI. 6
2.5 EDI sur Internet : EDI-INT protocoles AS1 , AS2, AS3_ 6
2.6 Limites de l’EDI Conventionnel 8
2.6.1 Mise
en place d’un traducteur spécifique. 8
2.6.2 Complexité
et lisibilité des documents 8
3 ebXML_ 9
3.1 BPSS ( Business
Process Specification Schema ) 9
3.2 CC ( Core Components ) 10
3.3 CPP ( Collaboration protocol profile ) 10
3.4 CPA ( Collaboration protocol aggreement ) 10
3.5 Registry & Repository_ 10
3.6 ebMS : ebXML Messaging service 11
3.6.1 ebms2_ 11
3.6.2 ebMS3_ 12
3.7 Scenario de mise en Œuvre de ebXML. 15
3.8 Comparaison EDI conventionnel et ebXML_ 16
4 Les WEB Services 17
4.1 SOAP_ 17
4.2 WSDL_ 18
4.3 UDDI
(Universal Description, Discovery and Integration) 18
4.4 Les normes WS-*_ 18
4.4.1 Les
profiles WS-I 19
4.4.2 WS-BPEL
2.0_ 20
4.5 Normes Verticales 20
4.5.1 Sémantique
des messages 20
4.5.2 PRESTO_ 21
4.6 Architecture des Web Services 22
4.7 Nouveaux outils de développement 22
4.8 Analogies entre Web Services et ebXML_ 23
5 Conclusion_ 24
6 Bibliographie et Références 25
Les entreprises ont un réel besoin d’échanger des
informations avec leurs partenaires d’affaires. Ces informations peuvent
correspondre à des données commerciales (commande, facture, bon de livraison,…)
ou techniques (plans, schémas,…). Pour communiquer, les moyens traditionnels
peuvent être utilisés (téléphone, fax, courrier) mais ces moyens nécessitent
une intervention humaine importante. Afin de réduire les temps de traitements
des différents processus métiers, il a été pensé d’échanger des données de
façon informatisée : EDI (Echange de données informatisées ou Electronic
Data Interchange).
L’EDI est un procédé permettant de transférer directement
d’ordinateur à ordinateur des données structurées, suivant une syntaxe et des
messages préétablis via des réseaux de télécommunications.
L’intérêt économique a poussé à la mise en place de systèmes
communicants. L’EDI permet en effet de réaliser des économies par
- Suppression de certains échanges papier
- Suppression des saisies manuelles dans le système
informatique
- Suppression des risques d’erreurs liées à la saisie
manuelle.
- Archivage facilité.
- Réduction des délais de traitement.
- Suppression d’une partie des litiges
- Correction d’erreurs causées par l’entrée de données de
facturation incorrectes
- Envoi de factures par la poste
- Recherches dans les factures
Figure 1.1 Comparatif
de gain de temps
L’échange de données informatisée remonte aux années 60 dans
un format propriétaire. Un langage commun s’est révélé nécessaire pour
permettre l’ouverture à un plus grand nombre de partenaires. Les années 80 ont
vus apparaître deux normes pour la structure des fichiers : X12 (ANSI) pour
les Etats Unis et EDIFACT (Nations Unies) pour le reste du monde. L’arrivée
d’Internet et du format XML ont apportés de nouveaux outils de communication et
d’échange. Au début des années 2000 sont ainsi apparus le framework ebXML et
les Web Services.
L’EDI « conventionnel » peut être résumé comme un
échange asynchrone de fichiers formatés (EDIFACT ou X12) entre deux
partenaires.
Avant de pouvoir échanger des documents, les partenaires
doivent se mettre d’accord sur leur contenu et le format (EDIFACT ou X12).
Les messages EDIFACT sont composés de segments. Les segments
sont composés de données composites. Une donnée composite est formée de donnée
élémentaires.
Tous ces éléments doivent obéir à des règles (Interchange)
Par analogie avec un texte en Français, une donnée composite
est un mot, un segment est un phrase, un message est un paragraphe et tous ces
éléments doivent suivre des règles de grammaire.

Figure 2.1 EDIFACT
Les données des entreprises sont gérées au sein d’applications
propriétaires ( Bases de données, application de gestion, ERP ). Il est
nécessaires de paramétrer les Services EDI de façon à ce qu’ils puissent
interagir avec les données propriétaires.

Figure 2.2
Architecture EDI
Le schéma ci-dessous présente les Services EDI.
Figure 2.3 Services
EDI
Fonction traduisant les données du format propriétaire de
l’entreprise au format EDIFACT. Plusieurs méthodes peuvent être appliquées (
fichier pivot, API, connexion base de données, connecteur ERP). Le fichier à
générer ou à traduire dépend du système d’information de l’entreprise et des
accords avec chaque destinataire. Chaque partenaire produit un fichier avec un
contenu propre. Pour chaque nouveau document, il convient donc d’écrire un
traducteur spécifique. La mise en place de la fonction de traduction est la
partie la plus longue et coûteuse de la mise en place d’un système EDI
conventionnel.
L’échange se fait toujours de façon asynchrone. La
transmission des fichiers peut se faire sans télécommunication ( cd, disquette,
clé usb,…). Tout type de télécommunication est possible (RTC, FTP, SMTP, X25,
liaison spécialisée,…)
Les services de sécurité doivent assurer :
- Intégrité de la séquence des messages
- Intégrité du contenu des messages
- Authentification de l’origine du message
- Non répudiation de l’origine
- Non répudiation de la réception
- Confidentialité du contenu
L’archivage concerne tous les messages émis ou reçus ainsi
que tous les rejets d’échange permettant un traitement différé.
Ce module prend en charge l’administration et l’exploitation
des échanges depuis la traduction jusqu’à l’envoi. Ce module met à jour des
journaux d’émission et de réception des messages.
Devant la complexité des systèmes EDI, nombre d’entreprises
choisissent de faire appel à des RVA pour leur déléguer la gestion des échanges
EDI. Le rôle du RVA est similaire à celui de la poste dans la remise des
documents.
L’avantage principal des RVA vient du fait qu’après avoir
mis en place une communication avec le RVA, une entreprise peut échanger des
documents avec tous les membres du RVA sans avoir à définir de nouvelles
interfaces de connexion telles que nouvel FTP à configurer, nouvel accès RTC,
… Ce qui a pour effet de simplifier le processus de mise en relation.
Les fichiers au format EDIFACT sont mis dans des enveloppes
de transport contenant l’adresse du destinataire.
Du fait des volumes importants de transactions qu’ils
doivent gérer, les RVA atteignent la taille critique leur permettant de mettre
en place des infrastructures robustes.
Les RVA peuvent aussi se charger de la définition des
contenus des documents lorsque deux nouveaux partenaires décident de rentrer en
relation.







Figure 2.4 RVA
La plupart des RVA et des logiciels EDI intègrent maintenant
la possibilité d’interfacer le système EDI avec une interface WEB – EDI. Cette
solution plutôt destinée aux petits partenaires, permet de convertir les
documents EDIFACT en page HTML pour la bonne lecture dans un navigateur web en
réception et propose des formulaires Web qui seront traduits en EDIFACT pour
l’émission.

Figure 2.5 WEB EDI
Les WEB EDI sont accessibles aux PME mais elles vont avoir
besoin d’un accès et d’un logiciel différent pour chaque partenaire commercial.
De plus, les utilisateurs du WEB EDI doivent agir par des
opérations manuelles. Il leur est en outre difficile de réutiliser les données
vu qu’elles sont situées sur le serveur.
L’EDI conventionnel n’est pas lié à un protocole
particulier. L’arrivée d’internet n’avait pas provoqué de raz de marée du fait
du manque de standards interopérable au niveau de la sécurité, de la
reliabilité et de la qualité de service. Cette situation a changé avec
l’arrivée des standards AS1 et AS2 de l’IETF (Internet Engineering Task Foce).
Ces standards définissent comment utiliser MIME (Multipurpose Internet Mail
Extensions) pour envelopper des documents EDI. L’intégrité et la
confidentialité des données sont assurées grâce à des techniques standards (PGP
et S/MIME).
Le but recherché lors de la confection de ces standards
était de ne plus avoir besoin de RVA pour la transmissions de documents et donc
de réduire les coûts de transmissions associés.
Malgré des exemples de migrations de RVA vers EDI-INT de la
part de plusieurs sociétés (par exemple TF1), le raz de marée de migration n’a
pas eu lieu. Beaucoup d’entreprises ne veulent pas perdre le support technique
des RVA ou alors le coût de la migration a été jugé comme trop important par
rapport aux gains escomptés sur l’adoption de la technologie.
Ironiquement, de plus en plus de RVA proposent des
connections EDI-INT afin de proposer une solution de connexion aux partenaires
occasionnels des membres du réseau. AS1 se base sur SMTP , AS2 sur http et AS3
sur FTP.

Figure 2.6 AS2
La principale limite de l’EDI conventionnel vient dans la
nécessité de mettre en place un traducteur non seulement pour chaque partenaire
mais aussi pour chaque type de message échangé. Ces coûts d’initialisation sont
rédhibitoires avec des partenaires occasionnels. Pour cette raison, l’EDI
conventionnel est très peu utilisé chez les PME qui n’ont pas les moyens
humains et techniques de mettre en place une solution EDI.
De plus, tout changement de format suite à un nouveau
processus entre partenaire a des conséquences importantes puisqu’il requiert
une modification au niveau du traducteur.
Un document en EDIFACT est difficilement lisible par un non
expert. Les normes X12 et Edifact ont voulu rendre le format le plus compact
possible de façon à réduire les coûts de transmissions. Les documents résultants
sont peu lisibles et complexes. En cas de problèmes de formatage, seul
l’intervention d’un expert pourra débloquer la situation.
ebXML est né de l’expertise conjointe de UN/CEFACT (expert
dans l’EDI Conventionel) et de OASIS (Expert XML). Par rapport à EDIFACT, le
système va beaucoup plus loin et ebXML spécifie une architecture complète
dédiée au eCommerce.
Figure 3.1
Architecture ebXML
ebXML produit ainsi plusieurs standards :
BPSS est un mécanisme standard pour décrire les processus
d’affaires ( Business processes ).
Les business processes décrivent le rôle des partenaires,
leurs relations, leurs responsabilités.
La méthode UML permet de décrire ces processus en
confectionnant des diagrammes qui peuvent être traduits en documents XML
conforme au métamodèle ebXML.
Les business processes décrivent une « chorégraphie »
en incorporant tous les dialogues possibles en fonction des évènements normaux
ou non qui peuvent se produire. Par exemple, la réponse à une commande peut
différer si le fournisseur est en rupture de stock.
Généralement une grande entreprise met au point plusieurs
processus d’affaires correspondant aux différentes facette de son métier :
Un ou plusieurs processus pour les achats, pour les déclarations fiscales et
sociales, des processus pour les encaissements et les règlements, …
Les Core Components (CC) définissent un standard pour la
description des documents. Les données élémentaires identifient les concepts du
monde réel des affaires ainsi que les relations entre les différents concepts.
L’assemblage de données élémentaires constituent des objets
d’affaires ( par exemple un entête de commande).
Ce CPP comporte :
1. Les
processus d’affaires supportés.
2. Les
rôles en relation avec les processus d’affaire que l’utilisateur peut assumer.
Par exemple le rôle d’acheteur ou de vendeur dans un processus d’achat.
3. Les
Business Service Interface (utilisés pour la communication entre 2 partenaires)
4. Les
messages échangés ( Définis avec des Core Components )
5. Les
configurations techniques des protocoles de transport, de sécurité et de
codage.
Le CPA décrit la mise en œuvre de la collaboration entre
deux partenaires à partir de leurs CPP respectifs.
Le CPA sélectionne les types de documents à échanger , les
options de transports, la sécurisation, …
Pour qu’un CPA puisse être généré, il faut réunir des
business processes en commun ( et les messages associés), au moins un protocole
en commun ainsi qu’un niveau minimum de sécurité commun. Si ces différents
points ne sont pas convergents, il ne peut y avoir de possibilité
d’ échanges.
Le CPA se présente sous la forme d’un document qui montre
l’interaction entre deux CPP. Le CPA contient les besoins d’interfaces de
messagerie ainsi que les détails de mise en œuvre issus de l’agrément mutuel
sur les processus d’affaires retenus par les partenaires pour la conduite de
leurs échanges.
Le registry stocke tous les CPP et CPA des entreprises
partenaires ainsi que les modèles de documents à échanger. Le registry peut
être consulté par un partenaire soit pour trouver les CPP d’une société
particulière ou pour trouver un service particulier.
ebMS est le protocole d’échange de messages de ebXML basé
sur SOAP.
ebMS permet les échanges synchrones et asynchrones.
ebMS prend en compte les engagements définis dans le CPA.
Les éléments de sécurité sont
- Authentification
- Autorisation
- Cryptage
- Intégrité
- Non répudiation
- Archivage
ebMS permet le transport de tous les formats des messages,
cela sans restriction sur le contenu.
Le diagramme ci-dessous donne la structure logique des
modules fonctionnels de l’architecture de messagerie d’ebXML.
Le schéma montre les relations de dépendance entre les
différentes parties de l’architecture et donc leurs enchaînements pour la
constitution d’un échange entre l’application XML et la couche transport.
Un Message ebXML consiste en
Une enveloppe de transport du type SMTP, http, …

Figure 3.2 ebMS2
Une version 3 de ebMS est sortie fin 2006. Si elle assure
une convergence vers les standards des Web services, elle a des problèmes de
compatibilité avec la version ebms 2.0.
ebMS 3.0 est enfin interopérable avec les Web Services
ebMS comprend notemment les functions
suivantes :
WS-Addressing
WS-Reliability
WS-Security
L’introduction de WS-Reliability permettra de faire des échanges
par Pull et Push. Cela devrait favoriser l’adoption de ebXML auprès des PME qui
avaient été réticentes à adopter ebms2. En effet dans ebms2, les communications
sont de type « push » et communiquent de serveur à serveur qui doivent
donc avoir une adresse IP fixe. Les utilisateurs de ces solutions n’ont donc pu
être que des entreprises ayant une taille suffisante pour l’achat de serveurs.
L’introduction du PULL s’avère donc importante pour
l’adoption de ebXML auprès des PME.

Figure
3.3 Fonctionnalité PULL de ebms3

Figure 3.4 Structure
d’un message utilisateur en ebms3

Figure 3.5 structure
d’un message signal en ebms3
Voici un exemple d’échange entre deux partenaires.
1) La société A créé et enregistre son CPP ( Collaboration
Protocol Profile ) dans le registry. Le CPP décrit les capacités et contraintes
ebXML de la société X ( contraintes en terme de données, de business processes,
de capacité d’échange, de sécurisation, etc…. ).
2) La société B crée et enregistre son CPP dans le registry.
3) A partir des CPP de A et de B, un CPA ( Collaboration
Protocol Agreement ) peut être proposé.
4) Les Business System Interface (BSI) et ebMS peuvent être
configurés à partir des informations contenues dans le CPA.
5) L’échange des documents via ebms est alors possible.

Figure 3.6 Echange
avec ebXML

Figure 3.7
Comparaison ebXML <> EDI
Les Web
Services sont des applications qui relient des programmes, des
objets, des
bases de données ou des processus d’affaires à l’aide de XML
et de protocoles
Internet standards. Les Web
Services sont des compléments aux programmes et
applications existantes, développées à l’aide de langages
tel que Visual Basic, C,
C++, C# (C
sharp), Java ou autre, et servent de pont pour que ces programmes
communiquent entre eux.
Les Web
Services définissent non seulement les données transmises entre deux
applications, mais aussi comment
traiter ces données et les relier à l’interne et à
l’externe d’une application
logicielle sous-jacente.
Les Web Services sont nés afin d’apporter une solution pour
faire collaborer des systèmes hétérogènes. Ils n’ont pas été conçus
spécifiquement dans l’optique d’échange de documents mais plutôt comme un
nouveau moyen d’envisager le système d’information de l’entreprise (SOA Service
Oriented Architecture).
Les services Web sont basés sur un ensemble de normes qui
décrivent la syntaxe et la sémantique des communications logicielles : XML
fournit la syntaxe commune pour la représentation des données, le protocole
SOAP (Simple Object Access Protocol) fournit la sémantique pour l'échange de
données, et le langage WSDL (Web Services Description Language) fournit un
mécanisme permettant de décrire les possibilités d'un service Web. UDDI
(Universal Description Discovery and Integration) fournit l’annuaire où un
service peut être publié et trouvé.
Dans leur version initiale, les Web Services n’offrent pas
les même fonctionnalités que ebXML, cependant, ils peuvent être étendus par les
normes WS-* . Par exemple WS-BPEL 2.0 pour la description des collaborations
entre Webservices, WS-ReliableMessaging pour la fiabilité des remises des
messages. La somme de plusieurs de ces normes apportent des fonctionnalités
équivalentes au framework ebXML.
Le standard SOAP définit trois éléments composant un message
: l’enveloppe, l’entête
du message et le corps du message. L’enveloppe définit le
cadre pour décrire ce
qui est dans le message et comment le traiter. Les règles
d’encodages sont placées
dans l’en-tête et servent à exprimer et définir le mécanisme
de représentation des
données. Le corps du message permet de transmettre les
requêtes et les réponses entre
les systèmes.
WSDL est un langage permettant de décrire les Web Services et
les données attendues
par ces Web
Services. L’utilité de WSDL est donc de décrire et publier le format
et
les protocoles d’un Web
Service de manière homogène par l’utilisation de XML. Cela
permettra au requérant et à l’émetteur d’un service de
comprendre les données qui
seront échangées.
4.3 UDDI (Universal Description, Discovery and Integration)
UDDI définit les mécanismes permettant de répertorier des Web Services. Ce
standard
régit donc l’information relative à la publication, la
découverte et l’utilisation d’un
Web
Service. En fait, UDDI définit un registre des Web Services sous
un format XML. Ce registre peut être public, privé ou partagé.
Tout comme WSDL, UDDI est une création du trio IBM,
Microsoft et Ariba. Au
départ ils ont développé la spécification puis ont rassemblé
quelques 300 entreprises
sous le chapeau de l’organisation UDDI.org afin de continuer
le développement et de
légitimer leurs efforts. UDDI a été déposé à OASIS18 (Organization
for the
Advancement
of Structured Information Standards) en juillet 200219 afin de permettre
à cet organisme de standardisation de parrainer la spécification
et d’en assurer son
développement technique de façon indépendante. OASIS a
officialisé son implication
en créant le OASIS
UDDI Specification Technical Committee en août 2002.
En septembre 2002, il existait trois registres publics
(aussi appeler UBR ou Universel
Business
Registry), avec chacun son noeud de registre d’affaires et son noeud
de tests.
Ils sont entretenus et offerts par IBM, Microsoft et SAP20.
Les registres privés et partagés peuvent être logés soit à
l’intérieur des coupe-feu, soit
hors coupe-feu grâce à certains intermédiaires21. Ces différents registres pourront
aussi interagir entre eux. Déjà, les propriétaires des
registres publiques s’échangent
des informations à des fins de redondance. Ils pourront
aussi interagir avec d’autres
registres privés ou partagés auxquels ils auront accès.
Une entreprise choisit le répertoire dans lequel elle désire
La simplification des normes WS-* est devenue nécessaire à
cause de leur prolifération.
Certaines normes peuvent être concurrentes en fonction de
l’entreprise qui l’a proposé. Et l’implémentation des normes peut différer et
rendre difficile l’interopérabilité entre Web Services suivant le fabriquant du
logiciel.

Figure 4.1 Les normes
WS-*
Afin d’assurer l’interopérabilité entre implémentations des
normes, une organisation a été fondée : WS-I . Cette organisation produit
des spécifications et des règles à respecter afin de rendre ses Web Services
interopérables.

Figure 4.2 les
profiles de WS-I
L’arrivée du WS-I Basic Profile 1.0 a pu résoudre plus de
200 problèmes d'interopérabilité.
4.4.1.1 Exemple de
conditions pour la conformité WS-Basic Profile:
– “Un
message doit être arrangé en série avec UTF-8 ou UTF-16”
– “Un
message doit être envoyé avec HTTP/1.1 ou HTTP/1.0”
– “Un
message ne doit pas contenir d'élément enfant de soap:Envelope après
l'élément soap:Body”
– “Le
service doit utiliser le code HTTP “500 Internal Server Error” si la réponse
est un message SOAP fault”
– “Une
description [WSDL] peux utiliser tous les composants de XML Schema 1.0”
WS-BPEL étend les possibilités des WEB services en
permettant l’orchestration de plusieurs web services. Cela est assurée par
l’introduction d’éléments conditions ( if, then else), de boucles, séquences et
exécutions en parallèles.
La figure ci-dessous montre un exemple d’un service
implémenté en process BPEL. A l’intérieur du process, une requête à un autre
service est envoyée. Le service attend ensuite l’accusé de réception puis la
réponse.

Figure 4.3 Web
service avec BPEL
L'accord sur les normes de services Web horizontales, telles
que XML, SOAP et l'architecture WS-*, ont jeté les bases des normes de services
Web verticales. Ce dessous, un détail de PRESTO (de la DGPME) mais citons
également les projets :
AIAG (Automotive Industry Action Group), EPCglobal,
HL7 (Health Level Seven)
Les Web
Services fournissent une solution pour le transport de messages
entre deux
partenaires. Cependant, ils ne décrivent pas comment
interpréter les messages
transmis. Il appartient donc aux partenaires de s’entendre
sur cette sémantique. Pour
illustrer ce problème, prenons l’exemple d’un individu qui
désirer effectuer un
voyage. Pour ce faire, il voudra acheter tous les services
nécessaires à ce périple sur
la page Web de son agence de voyage. Chaque service est
fourni par un fournisseur
distinct, qui désigne l’individu différemment. Ainsi :
• le transporteur
désigne l’individu comme un « passager »,
• l’hôtelier
désigne l’individu comme un « invité »,
• le marchand de
valise désigne l’individu comme un « client »,
• l’assureur
désigne l’individu comme un « assuré » et
• l’hôpital
(fournissant un vaccin) désigne l’individu comme un « patient ».
Or, il s’agit toujours du même individu.
Cette limitation peut être réduite par les standards
verticaux de définition de dictionnaires XML.
A noter que UBL constitue une approche horizontale pour
définir des documents d’affaires standard.
Presto est le PRotocole d’Echange STandard Ouvert de
l’administration spécifié par la DGPME ( Direction Générale de la Modernisation
de l’Etat). PRESTO définit un ensemble de standards et protocoles à respecter
entre les web services des administrations. Ces normes respectent le Basic Profile
de WS-I et définissent ainsi un subset de ces normes.
La solution des Web Services a été adopté après avoir étudié
deux solution d’échange de documents propriétaires ( FAST et eLink ) ainsi que
ebXML Messaging Service. La solution ebMS2 a été écartée car jugée trop
complexe et non pérenne vu que la version ebms3 était annoncée comme non
compatible avec la version ebms2.

Figure 4.4 PRESTO

Figure 4.5
Architecture des Web Services
Actuellement, la complexité des normes WS-* constitue un
frein au développement massifs des Web Services. L’arrivée des outils WCF
(Windows Communication Foundation) et WWF (Windows Workflow foundation)

Figure 4.6 le WCF
La grande nouveauté du WCF est de séparer la partie
« Code » de la partie « plomberie ». Ainsi le Binding est
une description du protocole (technique) d’échange de message à utiliser
Transport :
HTTP/HTTPS, TCP, MSMQ, custom, …
Encodage: text,
binary, MTOM, custom, …
Sécurité (Encryption /
Authentification) : X509, Kerberos, …
Fiabilité, Transaction, Meta-data
…
Le Binding est maintenant placé dans un fichier de
configuration qui peut être mis à jour via une IHM. La conséquence est que le
Binding peut être facilement modifié sans intervention sur le code du Web
Service.

Figure 4.7 Analogie
entre Web Services et ebXML
Bien que limité au simple transfert de documents l’EDI
« Conventionnel » a encore de beaux jours devant lui. Les systèmes et
les normes mises en place sont robustes et matures. L’arrivée des protocoles
de communications fiables tels que AS1, AS2 n’ont pas vu de fuite massive des
RVA du fait du faible retour sur investissement et des fonctions de support et
expertise assurés par les RVA.
Bien que très attractive, la solution ebXML n’a pas encore
été largement adoptée dans son ensemble. En France, avec le programme TIC 2010,
plusieurs projets ebXML ont vu le jour tels que GESFIM ( Gestion
Electronique et Sécurisation du Fret International Multimodal ). La sortie de
ebMS 3 devrait également aider à l’adoption de ce standard chez les PME.
Les web-services avec les normes WS-* ont d’abord été
freinés par leur manque d’interopérabilité. Cette restriction devrait disparaître
grâce aux profiles fournis par le WS-I.
Actuellement, le frein principal à la mise en place des Web
services à grande échelle est la complexité de l’ensemble des spécifications WS-*.
Ces problèmes de programmation pourraient se voir fortement réduites avec
l’arrivée de MCF ( microsoft communication foundation ) qui est le nouvel outil
de Microsoft pour l’écriture de web services. L’idée de ce framework de développement
est séparer la partie métier de la partie message ( ws-security, ws-reliablemessaging,
… ). Le développeur ne s’occupe que de l’écriture de code métier du web service
et ce sont par exemple les équipes systèmes qui vont définir les paramètres
dans un fichier de configuration qui peut être mis à jour via une IHM
conviviale. Ces nouveaux outils devraient permettre une plus large adoption des
WEB Services.
Les différences entre WEB Services et ebXML portent sur la
finalité de leurs applications. ebXML oriente plutôt vers les échanges de
documents et en cela, couvre le domaine de l’EDI Conventionnel Il gère
potentiellement des échanges rapides type « fil de l’eau » entre
partenaires avec une dynamique de réponse tout aussi rapide pour les accusés de
réception techniques. L’idée consiste à proposer une couche d’échange entre des
applications traditionnelles. L’approche des Web Services prend directement
appui sur le système d’information de l’entreprise et donc nécessite une réelle
révision de ce dernier.
Les critères de choix entre l’une et l’autre des solutions
peuvent être les suivants :
Si les échanges sont de type « documents »
alimentant des applications existantes, la solution recommandée serait plutôt
ebXML.
Si les besoins portent sur une ré ingénierie de processus
pour apporter des fonctionnalités nouvelles, les Web Services semblent plus
adaptés.
Avec l’arrivée de ebMS 3.0 , ebXML et Web Services sont
enfin interoperable. Plutôt que d’opposer ces solutions, il convient plutôt de
les considérer comme complémentaires. Les Web Services pourraient plutôt être
considérés comme solution interne au sein d’une entreprise alors que ebXML
pourrait être adopté comme norme d’échange avec l’extérieur. Ceci afin d’éviter
une refonte lourde du système d’information de l’entreprise.
Charmot C., L’échange de données Informatisé(EDI)
, Que sais je ? n° 3321, Presses Universitaires de France, Paris,
1997.
Chiu E., ebXML Simplified, John Wiley
& Son, 2002.
Gibb B., Damodaran S., ebXML Concepts
and Application, Wiley Publishing Inc, 2003.
Kadima H., Monfort V., Les WEB Services, Dunod, Paris,
2003.
Langlois M., Faverio. D, Lesourd M., XML dans les
échanges électroniques, Lavoisier, 2005.
Weerawarana S., Cubera F., Leymann F., Storey
T., Ferguson D., Web Services Platform Architecture,Prentice Hall PTR, 2006.
Ressources
Web:
http://www.ws-i.org
Web service interoperability Organisation. WS-I est
responsable des Profiles à respecter pour l’interoperabilité entre Web
Services.
http://www.oasis-open.org
Le site de OASIS (Organization for
the Advancement of Structured Information Standards )